Tant de noms différents, tant de personnalités sans doute attachantes. Et autant de destins troublants au nom d’une même passion : l’information. Tous journalistes, ils sont morts depuis le début du conflit en Irak, en mars 2003. Mais ces quelques noms ne constituent que la pointe d’un bien gros iceberg.
Une passion qui coûte chèr
Enlèvements, meurtres, assassinats, emprisonnements, tortures, persécutions… constituent lmenace quotidienne de ces amoureux de l’information que sont les journalistes. Qu’ils se trouvent en zone de conflit ou non, les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions font constamment face à un important danger.
Selon l’organisation internationale Reporters Sans Frontières (RSF), à ce jour, 222 journalistes et collaborateurs des médias ont été tués en Irak, alors qu’ils travaillaient pour nous informer.
Actuellement, plus de 127 journalistes sont emprisonnés dans le monde juste pour avoir voulu exercer leur métier. Dans des pays tels que la Chine, le Népal ou encore l’Érythrée, un journaliste peut passer plusieurs années en prison pour un mot ou une simple photo.
La liberté de la presse semble être un bien grand luxe dans certains pays eu égard à toutes les violations que l’on y constate.
Selon l’organisation internationale Reporters Sans Frontières (RSF), à ce jour, 222 journalistes et collaborateurs des médias ont été tués en Irak, alors qu’ils travaillaient pour nous informer.
Actuellement, plus de 127 journalistes sont emprisonnés dans le monde juste pour avoir voulu exercer leur métier. Dans des pays tels que la Chine, le Népal ou encore l’Érythrée, un journaliste peut passer plusieurs années en prison pour un mot ou une simple photo.
La liberté de la presse semble être un bien grand luxe dans certains pays eu égard à toutes les violations que l’on y constate.
Jugez-en donc vous-même : en Corée du Nord, des journalistes sont embrigadés par le parti au pouvoir et doivent appliquer ce qu’on appelle là-bas "le plan permanent d’information" qui hiérarchise strictement l’information. Selon ce plan, la première priorité des journalistes doit être de faire la publicité de la grandeur de Kim Il-Sung, le président nord-coréen et de son fils Kim Jong-il. Ils doivent démontrer la supériorité du socialisme nord-coréen et dénoncer la corruption bourgeoise et impérialiste. Et se voient enfin obligés de dénigrer l’instinct d’invasion des impérialistes et des Japonais.
Mais plus surprenant encore, en 2004, aux États-Unis, 2 reporters ont été sanctionnés pour avoir assisté au concert anti-Bush du 5 octobre intitulé "Vote for change" et un journaliste de la chaîne WJAR-TV10 a été condamné pour avoir refusé de divulguer ses sources à un tribunal. Par la suite, les cas se multiplieront, mettant lourdement en danger un principe, jusqu'ici intangible, du métier de journaliste : la protection des sources.
Mais plus surprenant encore, en 2004, aux États-Unis, 2 reporters ont été sanctionnés pour avoir assisté au concert anti-Bush du 5 octobre intitulé "Vote for change" et un journaliste de la chaîne WJAR-TV10 a été condamné pour avoir refusé de divulguer ses sources à un tribunal. Par la suite, les cas se multiplieront, mettant lourdement en danger un principe, jusqu'ici intangible, du métier de journaliste : la protection des sources.
Enlèvements, assassinats et disparitions mystérieuses
Des exemples de journalistes privés de leur vie et de leur liberté, il en existe malheureusement un grand panel car ils sont nombreux à payer d'un aussi lourd tribu l'amour de leur métier.
Si Christian Chesnot, George Malbrunot, Mohammed al-Joundi ou encore Florence Aubenas ont retrouvé la liberté après avoir vécu le calvaire de la prise en otage, d'autres ont eu moins de chance. En Irak, ce pays en proie à tant de violence, Frédéric Nérac de ITN News et Isam Hadi Muhsin Al-Shumary de Suedostmedia sont toujours portés disparus.
Et comment oublier Maria Grazia Cutuli, Julio Fuentos, Harry Burton, Johanne Sutton, Pierre Billaud , Volker Handloik ou encore Azizullah Haidari, tous tombés en Afghanistan en 2001? Jamais ne doit mourir le souvenir de Jean Hélène, Norbert Zongo, Serge Mahesché, Didace Namujimbo assassinés respectivement en Côte d’Ivoire, au Burkina-Faso et en République Démocratique du Congo. Il est par ailleurs à noter que si le meurtrier de Jean Hélène a été condamné à 17 ans de prison, le meurtrier de Norbert Zongo, lui, court toujours.
Nous nous devons de saluer la bravour de tous ces hommes et femmes qui tous les jours, partout dans le monde, luttent et risquent leurs vies pour que qu’une meilleure information puisse nous parvenir. Pour que jamais ne soit vain leur combat, alors qu’ils sont dans les fers, qu’ils sont tous les jours emprisonnés, tués, torturés, persécutés, enlevés…Et pour que jamais ne meurt le souvenir de tous ceux et celles qui ont donné leur vie pour que triomphe la vérité, nous célèbrerons encore, année après année, les 3 mai, sacrée journée internationale de la liberté de la presse, leur courage, leur détermination et leur dévouement... parce que tuer un journaliste, c’est nier le droit de chacun à l’information.
Si Christian Chesnot, George Malbrunot, Mohammed al-Joundi ou encore Florence Aubenas ont retrouvé la liberté après avoir vécu le calvaire de la prise en otage, d'autres ont eu moins de chance. En Irak, ce pays en proie à tant de violence, Frédéric Nérac de ITN News et Isam Hadi Muhsin Al-Shumary de Suedostmedia sont toujours portés disparus.
Et comment oublier Maria Grazia Cutuli, Julio Fuentos, Harry Burton, Johanne Sutton, Pierre Billaud , Volker Handloik ou encore Azizullah Haidari, tous tombés en Afghanistan en 2001? Jamais ne doit mourir le souvenir de Jean Hélène, Norbert Zongo, Serge Mahesché, Didace Namujimbo assassinés respectivement en Côte d’Ivoire, au Burkina-Faso et en République Démocratique du Congo. Il est par ailleurs à noter que si le meurtrier de Jean Hélène a été condamné à 17 ans de prison, le meurtrier de Norbert Zongo, lui, court toujours.
Nous nous devons de saluer la bravour de tous ces hommes et femmes qui tous les jours, partout dans le monde, luttent et risquent leurs vies pour que qu’une meilleure information puisse nous parvenir. Pour que jamais ne soit vain leur combat, alors qu’ils sont dans les fers, qu’ils sont tous les jours emprisonnés, tués, torturés, persécutés, enlevés…Et pour que jamais ne meurt le souvenir de tous ceux et celles qui ont donné leur vie pour que triomphe la vérité, nous célèbrerons encore, année après année, les 3 mai, sacrée journée internationale de la liberté de la presse, leur courage, leur détermination et leur dévouement... parce que tuer un journaliste, c’est nier le droit de chacun à l’information.


