Quand en 1998 Alain Capo-Chichi, entrepreneur béninois, décide d’agir pour pallier le manque d’infrastructures scolaires dans son pays, il est loin d’imaginer que de ce désir naîtrait un immense projet, aujourd’hui, salué par tous. Cerco. C’est le nom du centre qu’il a créé dans le but de donner aux jeunes issus de familles modestes comme lui, la possibilité de poursuivre leurs études pour un coût minime. De quelques classes de sixième à des niveaux plus élevés, le projet a, petit à petit, pris de l’ampleur. Le Centre d’études et de renforcement des connaissances (Cerco) est devenu un grand groupe avec 70 collèges et 4 centres universitaires délivrant des diplômes reconnus au plan international.Son initiative, Alain Capo-Chichi, tout juste âgé de 30 ans, l’a portée au-delà des frontières de son pays, au Mali en 2006, puis, en Côte d’Ivoire et en France, en 2007. Mais si l’initiative de l’entrepreneur a connu un tel succès, c’est surtout à cause d’une recette bien particulière. Le groupe Cerco a, en effet, fait de l’association TIC (Technologies de l’information et de la communication) – enseignement, sa spécialité. Autant dire qu’il a révolutionné l’enseignement au Bénin où l’accès à Internet est encore un luxe. Son travail a été récompensé à Vienne en 2005 par un prix TOYP (Ten Outstading Young Persons) décerné par la Jeune chambre internationale dans la catégorie “Leadership dans l’enseignement”. A la tête d’une société qui pèse près de 30 millions d’euros, Alain Capo-Chichi a maintenant en tête de créer sa propre maison d’édition.
Photo : Cerco
